Vivien Yor
Expert en économie mondiale et relations internationales.
Annotation.
L'ouvrage analyse l'évolution de la structure du pouvoir, passant de la hiérarchie classique au système de gestion matriciel moderne. Il examine les mécanismes de contrôle, la répartition des fonctions au sein de l'élite («ombre», «comptable», «visage»), ainsi que les facteurs économiques et géopolitiques déterminant le comportement du système en période de crise. Une attention particulière est portée aux processus de numérisation, à la construction d'un «espace souverain» et à la stratégie du «Grand Marché» comme principal moyen de préservation des actifs et de l'influence.
INTRODUCTION
Le pouvoir n’est ni le chaos ni un hasard, mais une technologie objective qui fonctionne selon des lois précises, semblables à celles de la physique ou des mathématiques. Il est identique à toutes les époques et chez tous les peuples, ne différant que par le degré de transparence et la forme de son masque.
Dans le monde moderne, la politique et la géopolitique ont cessé d’être le lot d’un cercle restreint de spécialistes ou un sujet de conversations oiseuses. C’est un outil quotidien indispensable pour la survie. La réalité est simple et implacable : si tu ne veux pas maîtriser la situation toi-même, attends qu’elle vienne à toi. Et elle viendra non pas comme une amie, mais comme une envahisseuse qui te prendra ton espace, ta volonté et ta liberté, te réduisant à l’état de dépendance.
Comprendre ces mécanismes aujourd’hui n’est pas un luxe intellectuel, mais une protection nécessaire pour agir en toute conscience.
PSYCHOLOGIE ET NATURE DU POUVOIR
Si pour le chef d’une tribu ancienne le pouvoir était avant tout une question de survie et de protection de la communauté, avec le développement de l’État sa nature a profondément changé. Le pouvoir s’est transformé en un instrument d’extraction de rente – le droit à une partie des ressources, le droit à l’impôt, le droit à la distribution des biens. Ce n’est plus une mission, mais une affaire et un statut.
Comme le soulignent les chercheurs, dans l’économie rentière moderne, l’État lui-même est structuré selon le principe de distribution, et non de création de richesses, où la position de l’individu est déterminée par sa proximité avec les sources des flux financiers [3].
Dans le monde contemporain, ceux qui aspirent aux sommets du pouvoir sont rarement motivés par des idées de service ou d’altruisme. La question est toujours posée sans détour : avantages économiques, accès aux actifs et contrôle sur les flux.
Un autre facteur non moins important est la composante psychologique. Souvent, la soif de pouvoir est une tentative de compenser des complexes intérieurs : un sentiment d’insignifiance sociale, un sentiment d’infériorité ou simplement le désir de prouver sa propre valeur à soi-même et aux autres. Le pouvoir devient un énorme soutien, un moyen d’affirmation de soi : « J’existe. Je suis important. Vous me craignez et me respectez. »
LA PYRAMIDE SOCIALE : STRUCTURE ET LOIS
La société a toujours une structure hiérarchique, soumise à une géométrie rigoureuse.
Les étages inférieurs. La concurrence y est réellement forte en termes de nombre, il y a beaucoup d’acteurs, la pression est intense. Mais c’est précisément là que, d’un point de vue probabiliste, un individu dispose de plus de possibilités de manœuvre et d’évolution positive. Il y a des choix, des voies, des chances de contourner les obstacles, de se frayer un chemin, de créer son propre succès.
Le sommet de la pyramide. Une réalité tout autre. Comme l’a remarqué l’anthropologue David Graeber, en analysant la nature des hiérarchies, la structure du pouvoir est telle qu’avec l’augmentation de l’influence, les possibilités de choix ne s’élargissent pas, mais se rétrécissent [2].
Dès qu’un acteur atteint un certain niveau, il se retrouve pris au piège. Ses actions sont de plus en plus déterminées par la nécessité objective et les intérêts du système. Un état de déterminisme total s’installe :
- On ne peut pas simplement s’arrêter.
- On ne peut pas s’écarter.
- On ne peut pas agir contre la logique de préservation du système.
Toute déviation de la trajectoire devient mortellement dangereuse. Au sommet, le pouvoir n’est plus la liberté, c’est une dépendance rigoureuse vis-à-vis de son propre statut et des forces qui vous y ont porté.
VUE D’EN HAUT : LA MASSE COMME OBJET ET OBSTACLE
Du sommet de la pyramide, la réalité apparaît sous un jour des plus simples et cyniques.
Sa base n’est pas constituée d’êtres humains avec leurs destins, leurs rêves et leurs droits. C’est une masse grise, homogène et anonyme. Dans le système de coordonnées des propriétaires et des gestionnaires, elle remplit strictement deux fonctions :
1. L’obstacle : Tant que tout va selon le plan, tant que la rente arrive dans le volume requis, la masse est perçue comme un facteur gênant qui perturbe le fonctionnement des affaires. Il faut la contrôler, l’apaiser, la gérer pour qu’elle ne soit pas sous les pieds et ne crée pas de problèmes.
2. L’objet : Mais dès qu’il apparaît que les revenus perçus sont insuffisants, la masse se transforme instantanément en source de revenus supplémentaires. Elle devient cette « partie sensible » sur laquelle on peut et doit prélever encore plus, sans aucun égard.
TEMPS ET ESPACE : LA DISPARITION DES ALTERNATIVES
Le temps dicte impitoyablement ses conditions : ici et maintenant, et pas autrement.
Il n’y a pas si longtemps, une personne qui n’était pas d’accord avec le système avait le luxe du choix – elle pouvait simplement partir. Prendre ses affaires et s’installer dans une forêt, des montagnes, un désert. Trouver sa place sur une planète immense, où les lois du monde s’arrêtaient et commençaient la liberté. Le monde était grand, et il était plein de « zones blanches ».
Mais cette époque est révolue.
Comme le soulignent les analystes de McKinsey, si auparavant la mondialisation se mesurait principalement par les flux de marchandises et de capitaux, aujourd’hui ce sont les flux numériques de données qui dominent, et leur impact sur l’économie mondiale dépasse déjà celui du commerce traditionnel [4].
Aujourd’hui, la mondialisation et la numérisation ont effacé les frontières et ont rempli tout l’espace. Le choix n’existe plus.
- Il n’existe plus d’endroit où l’on puisse se trouver hors du champ de vision et du contrôle.
- Il n’existe aucune vie qui ne soit enregistrée, comptabilisée et contrôlée.
- Il est impossible de se cacher du système – il pénètre tout.
Comme le note le spécialiste du droit numérique Mikhaïl Frolov, nous observons un processus de fragmentation de l’espace informationnel mondial en segments nationaux et régionaux distincts, mais cela ne ramène pas la liberté, cela ne fait que changer la forme du contrôle [5].
Être mécontent ne donne plus le droit de sortir du système. Il ne reste qu’une solution : soit accepter les règles du jeu, soit les changer. Il n’y a pas d’autre voie.
LA RUSSIE COMME MODÈLE : DE L’ÂGE D’OR À LA GESTION DU DÉCLIN
Le modèle russe est l’un des exemples les plus frappants de la mise en œuvre de cette technologie, où les processus se sont déroulés rapidement, brutalement et sans fioritures inutiles.
Étape un : La Rente et la centralisation.
L’avènement du système actuel coïncida avec une période unique – l’apogée de l’économie basée sur les matières premières. Les prix de l’énergie battaient des records, les flux financiers semblaient inépuisables. Cette « pluie d’or » permit de résoudre deux tâches clés :
1. Concentration des actifs : Toute la masse des richesses s’est accumulée entre les mains d’un cercle extrêmement restreint de personnes. Selon les estimations, environ 1 % de la population contrôle plus de 70 % de la richesse nationale, ayant profité du processus de privatisation et de la conjoncture des prix élevés [1].
2. Maîtrise du système : Les forces centrifuges furent réprimées, une verticale de pouvoir rigide fut construite grâce à une combinaison de stimulation financière et de pression administrative.
Au sommet de la prospérité, le changement de pouvoir aurait pu être un triomphe pour ceux qui quittaient la scène et laisser derrière eux le respect du peuple. Mais cela n’est pas arrivé.
Étape deux : Crise et Mobilisation.
Aujourd’hui, la situation est radicalement différente. L’économie des années 2020 n’est plus celle du développement, mais celle de la gestion du déclin et de la lutte pour les ressources restantes. La dynamique des indicateurs au cours des dernières années est éloquente :
Budget :
- 2020 : Recettes 18,7 trillions de roubles, dépenses 22,8 trillions de roubles, déficit 4,1 trillions de roubles.
- 2022 : Recettes 27,8 trillions de roubles, dépenses 31,1 trillions de roubles, déficit 3,3 trillions de roubles.
- 2024 : Les recettes effectives se sont élevées à 36,7 trillions de roubles, les dépenses ont atteint 40,2 trillions de roubles, le déficit a été fixé à 3,47 trillions de roubles [14].
- 2025 : Les recettes sont prévues à 36,6 trillions de roubles, les dépenses planifiées à 42,3 trillions de roubles, le déficit pourrait atteindre 5,7 trillions de roubles – le niveau le plus élevé sur toute la période [15].
Dette publique :
- Début 2020 : 10,2 trillions de roubles.
- Début 2023 : 18,8 trillions de roubles.
- Début 2024 : 20,8 trillions de roubles.
- Fin 2024 : Elle a augmenté de 3,45 trillions de roubles pour atteindre un sommet historique de 29,04 trillions de roubles, multiplié par près de trois en cinq ans [16].
Rôle de l’État :
- La part de l’État dans l’économie dépasse 62 % du PIB et continue de croître [7].
- Le volume réel des commandes publiques en 2024 s’est élevé à environ 35 trillions de roubles, constituant le principal mécanisme de maintien de la loyauté et de distribution des ressources [13].
LE FACTEUR PERSAN : LE DERNIER BUTIN
C’est précisément cette logique d’épuisement économique qui pousse le système vers l’Est. Le rapprochement avec l’Iran n’est pas une question d’idéologie ni d’amitié entre les peuples. C’est une nécessité économique et le dernier actif majeur disponible dans la configuration géopolitique actuelle.
C’est une opportunité d’accéder à :
- Un nouveau marché de consommation d’une population de 92,4 millions de personnes.
- Des schémas financiers alternatifs et des règlements en monnaies nationales, permettant de contourner les sanctions occidentales.
- Au corridor de transport « Nord-Sud » d’une capacité projetée de 21,5 millions de tonnes de fret par an, avec une perspective d’extension jusqu’à 35 millions de tonnes.
Les statistiques confirment la dynamique du processus : sur la période 2023-2024, le chiffre d’affaires commercial entre les deux pays a augmenté de 16 % et dépassé la barre des 4 milliards de dollars [13]. C’est cette « dérive positive » qui peut donner aux acteurs systémiques le temps et les ressources nécessaires. D’où cette hâte : la fenêtre d’opportunité peut se refermer à tout moment, et manquer ce « dernier train » signifie se condamner à un appauvrissement rapide.
LE SYSTÈME COMME MÉCANISME : OMBRE, COMPTABLE, VISAGE
Lorsque la priorité devient la préservation des actifs et le contrôle de la situation en période de crise, les personnalités fortes et les leaders charismatiques ne sont plus nécessaires, voire deviennent dangereux. Ils sont remplacés par une répartition claire des fonctions et des rôles :
- LES OMBRES (Actionnaires) : Les véritables propriétaires, les groupes d'influence, le bloc de pouvoir. Ils se situent au-dessus du système, hors de l'espace public. Leur mission : élaborer la stratégie, assurer la sécurité et protéger les capitaux. Ils ne se montrent pas, ils décident.
- LES COMPTABLES (Technocrates) : Des figures comme les gestionnaires et les économistes, placés aux postes clés. Ce ne sont pas des chefs de guerre, mais des exécutants de haut niveau. Leur rôle : compter l'argent, optimiser les dépenses, garantir le fonctionnement sans faille du mécanisme pour que rien n'échappe.
- LE VISAGE (Projet) : Les figures publiques, créées pour interagir avec les masses. Ce ne sont pas des acteurs indépendants, mais un projet spécialement conçu. Leur fonction : être le porte-parole, définir l'agenda et légitimer les décisions. C'est une interface, entièrement contrôlée par ceux qui se trouvent dans l'ombre.
TECHNOLOGIES DE CONTRÔLE : CONSTRUIRE UNE FORTERESSE
Le monde étant devenu trop petit et il n'y a plus nulle part où fuir, le système met en place non pas une simple défense, mais une véritable forteresse imprenable, isolée du monde extérieur et totalement contrôlée de l'intérieur.
Internet souverain. La capacité technique a été créée et mise au point pour couper totalement l'espace informationnel national du réseau mondial. L'objectif n'est pas seulement de se protéger contre les menaces externes, mais aussi de pouvoir façonner sa propre réalité à l'intérieur du pays, indépendamment de ce qui se passe à l'extérieur [5]. C'est le fondement de l'autonomie et le principal outil de gestion des consciences.
Politique d'intégration et de contrôle total. Le principe est simple et impitoyable : si on ne peut pas interdire, il faut prendre la tête, soumettre et utiliser. Comme le montre l'expérience avec les plus grandes plateformes, y compris Telegram et d'autres ressources, toute liberté d'expression et d'échange d'informations n'existe qu'avec autorisation et sous surveillance.
Soit la ressource devient partie intégrante du système, utilisée pour ses besoins, pour suivre l'humeur publique et diriger l'agenda, soit elle est détruite. L'espace numérique est devenu un terrain où rien n'est anonyme et rien n'échappe au contrôle. Ce n'est pas la liberté, c'est un jeu autorisé avec des règles et des limites prédéfinies.
LE GRAND MARCHÉ : UN ÉCHANGE CONTRE L'AVENIR
Toute cette gigantesque structure – la verticale rigide, le contrôle de l'information, la répartition des rôles, la construction de la « forteresse » – n'est pas créée pour la défense ou la guerre. C'est une préparation massive à l'événement majeur de notre époque : le Grand Marché.
Le système connaît parfaitement ses limites. Il est impossible de lutter contre le monde entier indéfiniment, les ressources ne sont pas inépuisables. C'est pourquoi toute cette force est rassemblée pour un seul but : s'asseoir à la table des négociations avec l'Ouest selon ses propres conditions, en disposant des arguments les plus puissants.
La logique est claire et cynique :
1. Contrôle interne : Montrer qu'à l'intérieur de la « forteresse », tout est calme, maîtrisé et garanti. Pas de surprises, de chaos ou de révoltes. C'est le gage de fiabilité en tant que partenaire.
2. Inviolabilité extérieure : Démontrer une volonté de résistance ferme pour faire monter le prix de la négociation au maximum.
3. Objet de l'échange : Sur la table sont placés des territoires, des zones d'influence, des statuts, des régimes politiques.
4. Objectif : obtenir des garanties internationales sur l'inviolabilité des actifs et de leurs propriétaires.
Construire la forteresse n'est pas pour s'isoler éternellement. C'est pour sortir des négociations en vainqueur, en conservant le pouvoir et les capitaux, et obtenir le droit de continuer à exister selon ses propres lois, mais avec la reconnaissance de la communauté mondiale.
LE MONDE EN GÉNÉRAL : UNE LOI UNIVERSELLE
Les processus décrits ne sont pas propres à un seul pays. Cette technologie n'a pas de nationalité et fonctionne partout sur la planète.
Exemple frappant : le retour de Trump.
C'est une démonstration éclatante des lois universelles du pouvoir et de la rente. Pour Donald Trump, revenir à la Maison Blanche n'est pas seulement de la politique ou un combat pour des idées. C'est la solution à deux problèmes pragmatiques :
1. Outil de règlement de comptes : La possibilité d'obtenir une immunité totale, d'accéder aux leviers de l'État et de régler ses comptes avec ses opposants politiques.
2. Rente économique : Selon les estimations d'experts indépendants et de centres d'analyse, rien qu'en un an de mandat, sa fortune personnelle peut augmenter de plus d'un milliard de dollars grâce aux opportunités, aux contrats et à l'influence directe sur les processus économiques.
Où se trouve le sommet de la pyramide – à Moscou, Washington ou tout autre centre de pouvoir – sa nature reste inchangée. C'est toujours du business, du calcul, du contrôle et la volonté de gagner un avantage à tout prix.
LE DERNIER COMBAT OU UN MONDE NOUVEAU ?
Certes, la vision du monde fondée sur la rente, le contrôle total et la domination hiérarchique semble logique et convaincante. Il existe un scénario réel où le monde tend vers la création d'une pyramide globale, d'une servitude numérique et d'un système de gestion unifié, à l'image des concepts activement discutés par des figures comme Klaus Schwab, Bill Gates et leurs semblables. Une telle issue est tout à fait possible à une certaine étape de l'histoire.
Mais ce n'est pas un dogme ni une condamnation. Ce n'est pas un déterminisme fatal.
Je considère le système actuel comme une phase de transition. Ce que nous observons aujourd'hui n'est ni un triomphe ni une éternité, c'est une agonie. C'est le dernier combat de l'ancienne élite qui s'accroche désespérément à ses privilèges et aux anciennes règles du jeu. C'est son chant du cygne.
Comme l'a écrit le philosophe italien Antonio Gramsci : « Le vieux monde meurt, le nouveau n'est pas encore né ; dans cet intervalle apparaissent toutes sortes de monstres » [8]. Oui, des monstres apparaissent. Mais cela ne signifie pas qu'ils doivent rester pour toujours.
LA GESTION MATRICIELLE : GÉOMÉTRIE DU MONDE NOUVEAU
Si l'ancien pouvoir était structuré selon le principe d'une verticale rigide et d'une hiérarchie, le monde moderne utilise de plus en plus une approche fondamentalement différente.
✅ Pénétrante et omniprésente : où il n'existe pas une seule ligne de subordination, mais chaque individu ou organisation se trouve simultanément sous l'influence de multiples plans qui se croisent – administratifs, financiers, informationnels, sécuritaires. Comme le soulignent les analystes, la structure matricielle permet de couvrir l'objet de contrôle de tous côtés, éliminant les « zones mortes » et les espaces de manœuvre [2].
✅ Flexible et adaptative : Où la gestion ne repose pas sur une échelle statique, mais sur des projets et des programmes dynamiques. Cela permet au système de se restructurer rapidement, de redéployer les ressources et de résoudre des tâches de toute complexité, tout en restant monolithique à l'intérieur.
✅ Invisible et totale : Où le contrôle cesse d'être quelque chose d'externe et de contraignant pour devenir le milieu même de l'existence. Chaque individu se trouve à l'intérieur d'un réseau de coordonnées, et chacune de ses actions est prise en compte, calculée et ajustée automatiquement, comme s'il faisait partie d'un organisme extrêmement complexe.
C'est cela la technologie du futur : un pouvoir qui ne se dresse pas derrière vous, mais qui imprègne tout l'espace, devenant une partie intégrante de la réalité.
CONCLUSION
Le monde est plein de lumière et de couleurs – il attend simplement que nous le fassions ainsi.
Et surtout, tout dépend du choix que chacun de nous fait ici et maintenant. Les opportunités sont différentes pour chacun :
- Pour certains, ce n'est qu'une étroite brèche dans les circonstances, qu'il faut franchir.
- Pour d'autres, c'est une fenêtre par laquelle on peut regarder dehors et respirer.
- Et pour d'autres encore, ce sont des espaces infinis pour créer, bâtir et façonner la réalité.
Mais le choix existe toujours. Et de la façon dont nous l'exerçons dépendra si nous restons des objets et des ressources, ou si nous devenons les créateurs d'un monde nouveau.
BIBLIOGRAPHIE
[1] Les règles ne sont pas pour tous : comment surmonter l'État rente en Russie // RBC. – URL: https://novideo.rbc.ru/opinions/economics/09/04/2015/55262d189a7947ac2c12f803
[2] Contre la forme : une critique de la structure pyramidale de la société // Angelnoes. – URL: https://www.angelnoes.es/2025/05/contra-la-forma-una-critica-la.html
[3] Démocratie rentière // CyberLeninka. – URL: https://cyberleninka.ru/article/n/rentnaya-demokratiya
[4] Mondialisation numérique : une nouvelle ère des flux mondiaux // Rapport du McKinsey Global Institute. – URL: https://www.mckinsey.com/br/capabilities/mckinsey-digital/our-insights/digital-globalization-the-new-era-of-global-flows/pt-br
[5] Le monde sous clé : le réseau numérique mondial se fragmente en îles fermées // Pravda.Ru. – URL: https://www.pravda.ru/economics/2340468-global-internet-fragmentation-splinternet/
[6] Experts appellent à une gouvernance coopérative pour la mondialisation numérique // Académie chinoise des sciences sociales. – URL: http://casseng.cssn.cn/newsevents/news_briefing/202302/t20230217_5658287.shtml
[7] L'État est devenu moins visible // RBC. – URL: https://www.rbc.ru/newspaper/2024/10/31/6720d63d9a79478690f58b0b
[8] « Un monde multipolaire peut signifier à la fois chaos et coopération » // Expert. – URL: https://expert.ru/pmef/mnogopolyarnyy-mir-mozhet-oznachat-kak-khaos-tak-i-sotrudnichestvo/
[9] GÉOPOLITIQUE : ÉMERGENCE DU MONDE MULTIPOLAIRE ET DIFFUSION DE LA TECHNOLOGIE // Surimount. – URL: https://surimount.blogspot.com/2025/11/geopolitics-emergence-of-multipolar.html
[10] Multilatéralisme ou multipolarité : quelle souveraineté technologique pour demain ? // Republic of Innovation. – URL: https://republic-of-innovation.ch/multilateralisme-ou-multipolarite-quelle-souverainete-technologique-pour-demain/
[11] Russie – Iran : le commerce augmente, mais avec des nuances // Vedomosti. – URL: https://www.vedomosti.ru/economics/articles/2024/03/12/920456-rossiya-iran-torgovlya
[12] Budget de la Russie 2024 : recettes, dépenses, déficit // Interfax. – URL: https://www.interfax.ru/business/934567
[13] Le volume des achats des entreprises publiques a atteint 35 billions de roubles en 2024 // Bigness.ru. – URL: https://www.bigness.ru/news/2025-06-03/zakupki_goskompanii/154966/
[14] Loi fédérale « Sur l'exécution du budget fédéral pour 2024 » // Site officiel du Président de la Russie. – URL: http://kremlin.ru/acts/news/77521
[15] Orientations principales de la politique budgétaire, fiscale et douanière pour 2024 et la période 2025-2026 // ConsultantPlus. – URL: https://www.consultant.ru/document/cons_doc_LAW_458280/
[16] Dette publique de la Russie à la fin de 2024 // Données du Ministère des finances de la RF, publication de RIA Novosti. – URL: https://spravka-pomosh.ru/gosudarstvennyj-dolg-rossii-na-segodnyashnij-den.html

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